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Des débordements majeurs | Des '''débordements majeurs en février 2026''' interviennent sur les cours d'eau [[Maine-et-Loire|angevins]]. La Loire en amont et en aval d'Angers, ainsi que les Basses vallées angevines, sont particulièrement touchées. | ||
Les cumuls importants de précipitations depuis plusieurs semaines font monter le niveau des cours d'eau qui finissent par déborder. | Les cumuls importants de précipitations depuis plusieurs semaines font monter le niveau des cours d'eau qui finissent par déborder<ref name="co-13fevr2026" />. Les cotes de la [[Loire]] sont le {{date|12 février}} de {{unité|3.28|mètres}} à Saumur, {{unité|3.41|m}} aux Ponts-de-Cé, {{unité|3.16|m}} à Montjean-sur-Loire, et de la [[Maine]] de {{unité|3.14|m}} au pont de la Basse-Chaîne à Angers<ref>Ouest-France, ''Les cotes de la Loire et de la Maine'', édition Angers-Segré du 12 février 2026, p. 7</ref>. | ||
Certains axes routiers se retrouvent inondés les jeudi 12 et vendredi 13, par exemple entre Briollay et Soulaire, entre Les Ponts-de-Cé et Juigné, entre Gennes et Le Thoureil, entre Rochefort et Savennières. L'accès à Béhuard est coupé<ref name="co-13fevr2026">Courrier de l'Ouest (Romain Grégoire), ''Inondations : voici les routes fermées à la circulation en Maine-et-Loire'', 13 février 2026</ref>. La préfecture annonce que le département va vivre une période de crues qui va durer quelques jours<ref>Ouest-France (Olivier Pauly), ''« La Loire va prendre entre 60 et 80 centimètres en 24 heures »'', édition Angers-Segré du 13 février 2026, p. 7</ref>. | |||
La situation continue ensuite de se dégrader dans le Maine-et-Loire. Le débit de la Loire est de {{unité|5000|m|3}} par seconde, se rapprochant de celui atteint lors de la crue de | Une cellule de crise est réunie aux Ponts-de-Cé le samedi 14 et un barrage y est installé sur le port<ref>Ouest-France (Perrine Ketels), ''« Sans ce système les rues seraient inondées »'', édition Angers-Segré des 14-15 février 2026, p. 7</ref>. La crue menaçant directement les secteurs situés entre le [[Louet]] et la Loire en raison de la montée rapide des eaux, la préfecture ordonne l'évacuation de zones de Saint‑Jean‑de‑la‑Croix et des Ponts‑de‑Cé, soit environ {{unité|900|personnes}}<ref>My Angers Info (Atlantique Energie), ''Maine-et-Loire : évacuations en urgence face à une crue majeure annoncée'', 14 février 2026</ref>. | ||
Météo-France place le {{date|16 février [[2026]]}} le secteur d'Angers ([[Basses vallées angevines (BVA)|Basses vallées angevines]] et Loire en amont de Bouchemaine) en vigilance rouge inondations<ref>Météo-France, ''Vigilance météo et crues pour Lundi 16 février'', bulletin du 16 février 2026 à 16:00</ref>. La crue touche aussi la vallée ligérienne en aval d'Angers : les habitants de [[Île de Béhuard|Béhuard]], des [[Les Jubeaux|Jubeaux]] à Denée, des [[Les Lombardières|Lombardières]] et des Robins à Rochefort, de [[Île de Chalonnes|Chalonnes]], s'organisent. Il en va de même au nord d'Angers pour les communes sur la [[Sarthe]] de Briollay et de Cheffes. Sur la levée de Belle-Poule, entre La Daguenière et Les Ponts-de-Cé, la hauteur d'eau relevée est de {{unité|4.60|m}} ce lundi 16, avec un débit du fleuve à cet endroit de près de {{unité|4000|m|3}} par seconde<ref>Ouest-France (Jean-François Vallée), ''La Loire monte, les digues vont-elles résister à la poussée des eaux ?'', édition Angers-Segré du 17 février 2026, p. 7</ref>. | |||
Le mardi 17, la une du journal Ouest-France titre : {{citation|Inondations : d'autres pluies en vue, l'inquiétude demeure}}, en indiquant que le Maine-et-Loire est passé en vigilance rouge crues la veille et en illustrant avec une photographie de l'inondation du village de Béhuard<ref>Ouest-France, ''« Inondations : d'autres pluies en vue, l'inquiétude demeure », édition Angers-Segré du 17 février 2026, P. 1</ref>. | |||
Outre plusieurs axes routiers, inondés, plusieurs ponts sont fermés à la circulation : le mercredi 18 le pont de Verdun à Angers, et le lendemain ceux du Louet aux Ponts-de-Cé ({{nobr|RD 160}}), de la Maine à Bouchemaine, de la Loire à Béhuard ({{nobr|RD 106}}) et Chalonnes ({{nobr|RD 961}})<ref>Ouest-France, ''Le plus vieux pont d'Angers va être fermé à la circulation en raison de la crue de la Maine'', 17 février 2026</ref>{{,}}<ref>Département de Maine-et-Loire, ''Placé en alerte depuis ce mardi, le département de Maine-et-Loire fait face à des crues historiques'', 19 février 2026</ref>. Entre Chalonnes-sur-Loire et Saint-Georges-sur-Loire, ça ne s'était pas produit depuis [[1982]]<ref>Ouest-France (Alexis Vergereau et Jean-François Vallée), ''« Une première depuis 1982 » : cette route très fréquentée de Maine-et-Loire avec trois ponts vient de fermer'', 19 février 2026</ref>. | |||
Le jeudi 19, le quotidien Ouest-France titre : {{citation|L'angoisse monte face au pic de crue annoncé ce jeudi}}, en indiquant qu'à Angers la Maine approche de son record de [[1995]] et en illustrant avec une photographie du pont de Verdun<ref>Ouest-France, ''« L'angoisse monte face au pic de crue annoncé ce jeudi »'', édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 1</ref>. Plusieurs voies de la ville sont fermées à la circulation<ref>Ouest-France (laurent Beauvallet et Mathilde Leclerc), ''De grands axes fermés face aux crues exceptionnelles'', édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 9</ref>. Le plan communal de sauvegarde est déclenché à Bouchemaine<ref>Ouest-France, ''Face aux crues : un plan communal de sauvegarde'', édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 12</ref>, où les eaux atteignent {{unité|5.70|m}}, le même niveau qu'en 1995<ref>Ouest-France (Jean-François Vallée), ''« On est à 5,70 m comme en 1995 !»'', édition Angers-Segré du 20 février 2026, P. 6</ref>. À Juigné-sur-Loire, la crue de la Loire atteint le niveau de [[1982]]<ref>Ouest-France, ''La crue de la Loire atteint le niveau de 1982'', édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 13</ref>. | |||
La situation continue ensuite de se dégrader dans le Maine-et-Loire. Le débit de la Loire est de {{unité|5000|m|3}} par seconde, se rapprochant de celui atteint lors de la crue de 1995. La ville d'Angers est inondée sur ses parties basses aux abords de la Maine. Le village de Cheffes, à {{unité|20|km}} au nord sur la [[Sarthe]], et l'île de Chalonnes-sur-Loire, en aval d'Angers, sont évacués<ref>Courrier de l'Ouest, ''Inondations majeures dans le Maine-et-Loire : un village et une île sont évacués, Angers a les pieds dans l'eau'', 20 février 2026</ref>. Châteauneuf-sur-Sarthe est aussi touchée par la crue hivernale, inondant plusieurs maisons<ref>Ouest-France (Emmanuel Esseul), ''« On n'est qu'à une cinquantaine de centimètres de la crue de 1995»'', édition Angers-Segré du 21 février 2026, p. 13</ref>, ainsi que Le Lion-d'Angers par la crue de l'[[Oudon]]<ref>Ouest-France, ''L'Oudon est entré dans la rue du Canal'', édition Angers-Segré du 21 février 2026, p. 13</ref>. | |||
Le samedi 21 on mesure en Loire amont {{unité|5.10|m}} à Saumur et {{unité|5.39|m}} aux Ponts-de-Cé, avec un niveau record depuis 1982, dans les Basses vallées angevines de {{unité|6.80|m}} à Cheffes et {{unité|6.38|m}} à la Basse-Chaîne à Angers, et en Loire aval de {{unité|5.81|m}} à Montjean-sur-Loire<ref name="of-21fevr2026">Ouest-France, ''Inondations en Maine-et-Loire : la situation se stabilise'', 21 février 2026</ref>. | |||
À la suite de points de fuite sur les digues de Montjean et de Saint-Georges, une évacuation préventive est réalisée sur des secteurs des communes de La Possonnière, Saint-Georges-sur-Loire, Saint-Germain-des-Prés et Champtocé-sur-Loire<ref name="of-21fevr2026" />. | |||
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Version du 21 février 2026 à 19:52
Des débordements majeurs en février 2026 interviennent sur les cours d'eau angevins. La Loire en amont et en aval d'Angers, ainsi que les Basses vallées angevines, sont particulièrement touchées.
Les cumuls importants de précipitations depuis plusieurs semaines font monter le niveau des cours d'eau qui finissent par déborder[1]. Les cotes de la Loire sont le 12 février de 3,28 mètres à Saumur, 3,41 m aux Ponts-de-Cé, 3,16 m à Montjean-sur-Loire, et de la Maine de 3,14 m au pont de la Basse-Chaîne à Angers[2].
Certains axes routiers se retrouvent inondés les jeudi 12 et vendredi 13, par exemple entre Briollay et Soulaire, entre Les Ponts-de-Cé et Juigné, entre Gennes et Le Thoureil, entre Rochefort et Savennières. L'accès à Béhuard est coupé[1]. La préfecture annonce que le département va vivre une période de crues qui va durer quelques jours[3].
Une cellule de crise est réunie aux Ponts-de-Cé le samedi 14 et un barrage y est installé sur le port[4]. La crue menaçant directement les secteurs situés entre le Louet et la Loire en raison de la montée rapide des eaux, la préfecture ordonne l'évacuation de zones de Saint‑Jean‑de‑la‑Croix et des Ponts‑de‑Cé, soit environ 900 personnes[5].
Météo-France place le 16 février 2026 le secteur d'Angers (Basses vallées angevines et Loire en amont de Bouchemaine) en vigilance rouge inondations[6]. La crue touche aussi la vallée ligérienne en aval d'Angers : les habitants de Béhuard, des Jubeaux à Denée, des Lombardières et des Robins à Rochefort, de Chalonnes, s'organisent. Il en va de même au nord d'Angers pour les communes sur la Sarthe de Briollay et de Cheffes. Sur la levée de Belle-Poule, entre La Daguenière et Les Ponts-de-Cé, la hauteur d'eau relevée est de 4,60 m ce lundi 16, avec un débit du fleuve à cet endroit de près de 4 000 m3 par seconde[7].
Le mardi 17, la une du journal Ouest-France titre : « Inondations : d'autres pluies en vue, l'inquiétude demeure », en indiquant que le Maine-et-Loire est passé en vigilance rouge crues la veille et en illustrant avec une photographie de l'inondation du village de Béhuard[8].
Outre plusieurs axes routiers, inondés, plusieurs ponts sont fermés à la circulation : le mercredi 18 le pont de Verdun à Angers, et le lendemain ceux du Louet aux Ponts-de-Cé (RD 160), de la Maine à Bouchemaine, de la Loire à Béhuard (RD 106) et Chalonnes (RD 961)[9],[10]. Entre Chalonnes-sur-Loire et Saint-Georges-sur-Loire, ça ne s'était pas produit depuis 1982[11].
Le jeudi 19, le quotidien Ouest-France titre : « L'angoisse monte face au pic de crue annoncé ce jeudi », en indiquant qu'à Angers la Maine approche de son record de 1995 et en illustrant avec une photographie du pont de Verdun[12]. Plusieurs voies de la ville sont fermées à la circulation[13]. Le plan communal de sauvegarde est déclenché à Bouchemaine[14], où les eaux atteignent 5,70 m, le même niveau qu'en 1995[15]. À Juigné-sur-Loire, la crue de la Loire atteint le niveau de 1982[16].
La situation continue ensuite de se dégrader dans le Maine-et-Loire. Le débit de la Loire est de 5 000 m3 par seconde, se rapprochant de celui atteint lors de la crue de 1995. La ville d'Angers est inondée sur ses parties basses aux abords de la Maine. Le village de Cheffes, à 20 km au nord sur la Sarthe, et l'île de Chalonnes-sur-Loire, en aval d'Angers, sont évacués[17]. Châteauneuf-sur-Sarthe est aussi touchée par la crue hivernale, inondant plusieurs maisons[18], ainsi que Le Lion-d'Angers par la crue de l'Oudon[19].
Le samedi 21 on mesure en Loire amont 5,10 m à Saumur et 5,39 m aux Ponts-de-Cé, avec un niveau record depuis 1982, dans les Basses vallées angevines de 6,80 m à Cheffes et 6,38 m à la Basse-Chaîne à Angers, et en Loire aval de 5,81 m à Montjean-sur-Loire[20].
À la suite de points de fuite sur les digues de Montjean et de Saint-Georges, une évacuation préventive est réalisée sur des secteurs des communes de La Possonnière, Saint-Georges-sur-Loire, Saint-Germain-des-Prés et Champtocé-sur-Loire[20].
- Châteauneuf-sur-Sarthe
- Briollay
- Angers
- Bouchemaine
- Chalonnes-sur-loire
Notes
Sur le même sujet
Sources et annotations
- ↑ a et b Courrier de l'Ouest (Romain Grégoire), Inondations : voici les routes fermées à la circulation en Maine-et-Loire, 13 février 2026
- ↑ Ouest-France, Les cotes de la Loire et de la Maine, édition Angers-Segré du 12 février 2026, p. 7
- ↑ Ouest-France (Olivier Pauly), « La Loire va prendre entre 60 et 80 centimètres en 24 heures », édition Angers-Segré du 13 février 2026, p. 7
- ↑ Ouest-France (Perrine Ketels), « Sans ce système les rues seraient inondées », édition Angers-Segré des 14-15 février 2026, p. 7
- ↑ My Angers Info (Atlantique Energie), Maine-et-Loire : évacuations en urgence face à une crue majeure annoncée, 14 février 2026
- ↑ Météo-France, Vigilance météo et crues pour Lundi 16 février, bulletin du 16 février 2026 à 16:00
- ↑ Ouest-France (Jean-François Vallée), La Loire monte, les digues vont-elles résister à la poussée des eaux ?, édition Angers-Segré du 17 février 2026, p. 7
- ↑ Ouest-France, « Inondations : d'autres pluies en vue, l'inquiétude demeure », édition Angers-Segré du 17 février 2026, P. 1
- ↑ Ouest-France, Le plus vieux pont d'Angers va être fermé à la circulation en raison de la crue de la Maine, 17 février 2026
- ↑ Département de Maine-et-Loire, Placé en alerte depuis ce mardi, le département de Maine-et-Loire fait face à des crues historiques, 19 février 2026
- ↑ Ouest-France (Alexis Vergereau et Jean-François Vallée), « Une première depuis 1982 » : cette route très fréquentée de Maine-et-Loire avec trois ponts vient de fermer, 19 février 2026
- ↑ Ouest-France, « L'angoisse monte face au pic de crue annoncé ce jeudi », édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 1
- ↑ Ouest-France (laurent Beauvallet et Mathilde Leclerc), De grands axes fermés face aux crues exceptionnelles, édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 9
- ↑ Ouest-France, Face aux crues : un plan communal de sauvegarde, édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 12
- ↑ Ouest-France (Jean-François Vallée), « On est à 5,70 m comme en 1995 !», édition Angers-Segré du 20 février 2026, P. 6
- ↑ Ouest-France, La crue de la Loire atteint le niveau de 1982, édition Angers-Segré du 19 février 2026, P. 13
- ↑ Courrier de l'Ouest, Inondations majeures dans le Maine-et-Loire : un village et une île sont évacués, Angers a les pieds dans l'eau, 20 février 2026
- ↑ Ouest-France (Emmanuel Esseul), « On n'est qu'à une cinquantaine de centimètres de la crue de 1995», édition Angers-Segré du 21 février 2026, p. 13
- ↑ Ouest-France, L'Oudon est entré dans la rue du Canal, édition Angers-Segré du 21 février 2026, p. 13
- ↑ a et b Ouest-France, Inondations en Maine-et-Loire : la situation se stabilise, 21 février 2026
Héritage historique et culturel, le Maine-et-Loire peut se découper en cinq pays angevins : le Baugeois, le Saumurois, les Mauges, le Segréen et la région d'Angers, auxquels on peut ajouter les spécificités de la Vallée angevine.