Chaudefonds-sur-Layon

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Chaudefonds-sur-Layon
Département Maine-et-Loire
Territoire Mauges
Arrondissement arr. d'Angers
Canton cant. de Chalonnes s/Loire
Intercommunalité cc Loire Layon Aubance
Code Insee, postal 49082, 49290
Habitants Les Califontain(ne)s
Données locales altitudes, coordonnées, populations, superficies
Site web site officiel
Situation dans le département

Situer sur OpenStreetmap

Chaudefonds-sur-Layon est une commune de l'ouest de la France qui se situe dans le département de Maine-et-Loire (49), à 20 km au sud-ouest d'Angers[1],[2], et dans la zone du Val de Loire inscrite au patrimoine mondial.


Situation administrative

La commune est née à la Révolution, remplaçant les seigneuries et paroisses de l'Ancien Régime[3]. Chaudefonds, puis Chaudefonds-sur-Layon.

Elle est membre de la communauté de communes de Loire-Layon-Aubance, et se trouve dans le canton de Chalonnes-sur-Loire et l'arrondissement d'Angers[4].

Son code commune (Insee) est 49082 et son code postal est 49290. Ses habitants se nomment les Califontains[5] et les Califontainnes. Sa population est de 834 habitants en 1962, 817 en 1982 et de 952 en 2017[6]. La commune appartient à l'Aire d'attraction des villes d'Angers, à la Zone d'emploi d'Ancenis et au bassin de vie de Chalonnes-sur-Loire[4].

La mairie se situe place du centre, 49290 Chaudefonds sur Layon (tél. 02 41 78 04 10, courriel chaudefonds).

Onze communes du département comportaient le nom « Layon » en 2012 : Aubigné, Beaulieu, Champ, Chaudefonds, Cléré, Concourson, Les Verchers, Nueil, Passavant, Rablay et Saint-Georges.

Histoire et patrimoine

Au Moyen Âge, les seigneurs de La Basse-Guerche étendent leur seigneurie sur une grande partie de ce territoire. Des mines de charbon y sont exploitées au XVe siècle. Les mines et les fours à chaux constituent encore à la fin du XIXe une des principales ressources de la commune. Chaudefonds-sur-Layon dépend au XVIIIe de l'élection et des aides d'Angers, du grenier à sel d'Ingrandes[7].

Sites industriels : Il existe au XIXe siècle des sites de production de chaux dans plusieurs endroits du département, dont à Montjean (Châteaupanne), Rochefort, Chalonnes, Saint-Aubin[8] et Chaudefonds. On trouve sur la commune plusieurs traces d'exploitations minières et chaufournières (fours à chaux)[9] :

  • Ardenay, ancien village de mineurs qui domine la vallée du Layon et de la Loire[10] ;
  • La chapelle Sainte-Barbe des Mines (à proximité du village d'Ardenay, sur la commune de Chalonnes), ancienne église de mineurs construite en 1856 ;
  • Les fours à chaux, dont plusieurs sont encore visibles au détour des petites routes de la commune[11] ;
  • Les mines de charbon des Malécots, ancien site industriel, dont l'origine remonte au XVe siècle[7].

Une statue de mineur est installée en septembre 2017 à Ardennay, sur la place Notre-Dame, pour évoquer la région marquée par les mines et les mineurs[12].

Photographie des moulins d'Ardenay.

Autres élements du patrimoine[13],[7] :

  • La chapelle du cimetière, du XVIe siècle ;
  • L'église Saint-Pierre, du XIXe siècle, dans le bourg ;
  • L'ancien lavoir alimenté par la fontaine chaude La Madeleine, avec une eau aux alentours de 15 °C toute l'année ;
  • L'ancien logis de la Basse-Guerche (inscrit MH) du XVe siècle ;
  • Les moulins à vent d'Ardenay (inscrits MH) du XVIIIe siècle, dont une exposition y présente la vie des meuniers ;
  • Le pont sur le Layon, dont l'origine remonte au XVe siècle.

Chaudefonds-sur-Layon se trouve sur la zone du Val de Loire, entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[14].

Commune viticole

Commune du sud de la Loire située dans la vallée du Layon, Chaudefonds-sur-Layon bénéficie de la douceur du climat angevin favorable à la culture et notamment à la viticulture[15]. Son territoire se trouve dans l'appellation viticole des Coteaux-du-Layon (AOC)[16], vin blanc liquoreux dont le vignoble est implanté sur la partie sud-est du Massif armoricain et dont l'exposition des coteaux permet l'obtention de vendanges surmûries[17].

Loisirs et culture

On trouve sur la commune un point lecture appartenant au réseau des bibliothèques Aux mille et une pages, constitué des communes de Chaudefonds, Denée, Rochefort et Saint-Aubin[5],[18].

Présence de plusieurs points de pêche (vallée du Layon).

Quelques associations présentes sur la commune[19] :

  • Le Château du Jeu, dont l'objet est la programmation culturelle du Château du Jeu ;
  • Espoir Sportif Califontain, dont l'objet est la pratique du football ;
  • Association des riverains du Layon, dont l'objet concerne les droits des riverains du Layon et de ses affluents ;
  • Sauvegarde du cadre de vie, dont l'objet est la défense du patrimoine, mise en valeur de l'environnement (siège La Haute-Guerche à Saint Aubin).

Espace et territoire

Chaudefonds-sur-Layon s'étend sur 14,77 km2 (1 477 hectares) avec une partie basse (vallée du Layon, alt. mini 12 mètres) et une partie haute (coteaux du Layon, alt. maxi 95 mètres)[20]. Son territoire se situe sur les unités paysagères du plateau des Mauges, du couloir du Layon et de la Loire des promontoires[21]. La géologie de la région est jalonnée de nombreux bassins sédimentaires carbonifères (sillon houiller de Basse-Loire). La commune est dans la zone Natura 2000 de la vallée de la Loire entre Nantes et Les Ponts-de-Cé, zone de 90 kilomètres le long de la vallée pour la préservation de la diversité biologique s'intégrant dans l'entité écologique du bassin de la Loire[22]. Plusieurs zones sont classées Zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF) : Ardenay, basse vallée du Layon, vallée du Louet, vallée du Jeu, ruisseau de la Contrie et de l'Oyon[14].

Les rivières le Layon, venant de la commune voisine de Saint-Aubin-de-Luigné, et le Jeu, venant de la commune voisine de La Jumellière, traversent son territoire[1],[23].

Les communes les plus proches sont Saint-Aubin-de-Luigné, La Jumellière, Rochefort-sur-Loire, Chalonnes-sur-Loire et La Possonnière[1].

L'office du tourisme se trouve à Chalonnes-sur-Loire.

Notes

Bibliographie

Autrefois, Chaudefonds c'était comment…, Association Les Vouzeaux (Chaudefonds-sur-Layon), 2014

Sources et annotations

  1. a, b et c IGN et BRGM, Géoportail (Chaudefonds-sur-Layon 49), mai 2012
  2. Lion1906 (Lionel Delvarre), Distances à partir de Chaudefonds-sur-Layon (49), juin 2010 (distances orthodromiques)
  3. Assemblée nationale constituante, le 11 novembre 1789 : « il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ».
  4. a et b Insee, Géographie administrative et d'étude - Commune de Chaudefonds-sur-Layon (49082), 2020
  5. a et b Mairie de Chaudefonds-sur-Layon, mai 2019
  6. Population de Maine-et-Loire (1999, 2017)
  7. a, b et c Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. I (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), p. 690-692
  8. DRAC Pays de la Loire, Fours à chaux de Montjean-sur-Loire, coll. Reflets du Conseil général de Maine-et-Loire, 24 septembre 2003
  9. La région de Chaudefonds [archive], mars 2010
  10. La corniche, le hameau d'Ardenay [archive], mars 2010
  11. Office de tourisme Loire Layon, Monument & Petit patrimoine, mai 2015
  12. Le Courrier de l'Ouest, La statue « sera un point incotournable », journal du 28 septembre 2017
  13. Ministère de la Culture, Base Mérimée (Chaudefonds-sur-Layon), mai 2012
  14. a et b DREAL Pays de la Loire (Ministère de l'Écologie), Données communales - 933 Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, juin 2017
  15. La commune de St Aubin [archive], mars 2010
  16. Décret 0272 du 24 novembre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Coteaux du Layon », JORF 0272 du 24 novembre 2011 page 19757, texte 68.
  17. Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), Aire géographique - Fiche produit - Coteaux du Layon, 28 janvier 2019 (statut FR : AOC - statut CE : AOP)
  18. Réseau des bibliothèques Aux mille et une pages, mai 2019
  19. Journal officiel, Associations, février 2011
  20. IGN, Répertoire géographique des communes (RGC), données 2014 (altitude, superficie)
  21. Atlas des paysages de Maine et Loire, voir unités paysagères.
  22. DREAL Pays de la Loire (Ministère de l'Écologie), Données communales - FR5212002 Vallée de la Loire de Nantes aux Ponts-de-Cé et ses annexes, juin 2017 (Arrêté du préfet de la Loire-Atlantique en date du 2 décembre 2011 et du préfet de Maine-et-Loire en date du 24 novembre 2011, DREAL 2011-44/49-01)
  23. ADES Sandre, Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau, avril 2013
Les formes anciennes du nom.


Institut national de la statistique et des études économiques

kilomètres

téléphone

degrés Celsius

Monument historique, bâtiment ou objet inscrit ou classé

Institut national de l'information géographique et forestière

Bureau de recherches géologiques et minières

tome

direction régionale des Affaires culturelles

numéro

Institut national de l'origine et de la qualité

appellation d'origine contrôlée

appellation d'origine protégée